Index

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

Va en dehors de la ville  

 

Et si elle ne vient pas si tu l'appelles,
Que le vin
Le haschisch
Ou l'opium
Ont été impuissants,
Si les savants
Ont déclaré la maladie sans remède,
Reste à essayer une recette de grand-mères :
Va en dehors de la ville
Va au bord de la mer
Et observe le soleil se lever ...

 

 

 

Vague d’une vague détresse  

 

Dans ma tête vide

Qui déambule dans la rue pleine.

 

Et mes sens aux aguets

A la recherche d’une femme

Qu’importe laquelle

Pas la mort

Pourquoi pas la lune ?

 

Voici l’ennui

Cette ombre fidèle

Qui plonge à chaque vitrine.

 

Sur la plage

J’imagine d’autres couleurs

Et si la mer était noire

Et si le ciel n’était pas ?

 

L’automne s’annonce

Aux visages ternes

Et des pensées mortelles :

Je l’attends

Peut être a-t-elle oublié ?

 

 

 

Vagues, mes souvenirs  

 

Nuit où mon tapis volant
S'élancera vers la lune.
Nuit d'incursion
Dans la solitude du départ.
Vagues, mes souvenirs,
Aussi la coupe que j'ai tenue à la main.
Présent, ton visage blême,
Proche, ton sourire inquiet.
Fièvre au goût suave
Au bout de mes lèvres,
Grande sœur de celle qui nous prenait.

J'ignore l'hiver,
Cette fois, prosterné à mes pieds ...

 

 

 

Vers d'autres saisons  

 

Je n'aime de l'hiver
Que l'orgue de Barbarie
Dans la rue.

Qui fait plus rapides mes pas
Vers d'autres saisons ...

 

 

 

Voici les soirs bleus  

 

Voici la mer proche
La voici, sans être à boire.
Voici le rire,
Voici les soirs bleus.

Voici le moment
De fredonner quelques vers
Qu'en cette saison
La faucille, toi et moi
Nous épargne.

 

 

 

Voici venu l'été  

 

Le rire gagne en croissance
Les gestes en expression
Qu'ont sait
Voici venu l'été.

Et les visages rosissent
Et les allures s'allègent
Et les lits d'herbe s'offrent
Et au regard
De petits nuages qui fuient.

Le corps gagne en nonchalance
Le temps en oubli
Qu'ont sait
Voici venu l'été.

 

 

 

Vos visages me fascinent  

 

Vos visages me fascinent.
A l'autre, jamais l'un n'est semblable.
Et de saison en saison
Ils sont différents :
Il vient s'y ajouter quelques ratures.
Quelquefois, pâles,
Ils reflètent l’ennui

D'autrefois, rayonnants,
Ils éclairent ma nuit.

Hommage au Portraitiste.