Index

A

B

C

D

E

F

G

H

I

J

K

L

M

N

O

P

Q

R

S

T

U

V

W

X

Y

Z

Sa majesté la vague  

 

La mer est à deux pas.
Demain, j'irai saluer
Sa majesté la vague,
Couronnée de blanc ;
J'intercèderai en faveur de mon âme.

Sous le ciel bas
La plage immense est à moi.
Un jour, peut-être, je t'y rencontrerais.

 

 

 

Sa tête est mise à prix  

 

Et l'automne,
- Le savais-tu ? -
Sa tête est mise à prix.

Les arbres dansent
L'on croit qu'ils pleurent
Les feuilles volent
L'on croit qu'elles meurent ...

 

 

 

Sans de profonde Ecosse

 

Que serait la musette
Sans la flûte des Andes ?

Que serait,
S'il vous plait dites-moi,

La cora,

Sans de profonde Ecosse,

La cornemuse ?

Que serait sans Toi,
La symphonie ?

 

 

 

Sans elles  

 

La route est longue
D'ici au chaos.
Bordée de folie,
Jonchée de douleur.

Merci aux lunes,
Belles amoureuses !
Sans elles,
Enfant,
Tu aurais fléchi
Il y a longtemps ...

 

 

 

Scène de rue en hiver  

 

Des harpons ardents jaillissent de ses yeux.
Le mendiant se venge
De la passante qui l'ignore.
Ils vont picoter le bout de chair tendre
Qu'une écharpe bleue laisse entrevoir.

Scène de rue en hiver.

 

 

 

Seraient-elles fugueuses ?  

 

Il est une saison
Dans mes souvenirs, lointaine
Où nulle muse
N'aurait dit non au printemps.

Sont-elles allées rejoindre
Le peuple des âmes
Qui se promènent sur la plage ?
Me faut-il, déjà,
Montrer le deuil ?

Seraient-elles fugueuses ?

Qui désertent les feuilles

Au moindre cliquetis ?

 

 

 

Ses vertiges  

 

Son regard en dit long
Et il n'est pas celui d'un nordique
L'étape est souvent une
Elle dure quelquefois.

Les gens de la Faculté
S'il leur raconte sa douleur
Ses malaises
Ses vertiges
Lui ordonnent mille drogues
Autant d'examens.

Les femmes
Il y a celle là-bas
Le corps estompé
Et celles ici qui commercent
Et comme dans tout négoce
Le temps, c'est de l'argent.

De prières, il est exempt
A ceux qui voyagent
Dieu pardonne tout.

Homme dans l'exil.

 

 

 

Si ce n'est Lui  

 

Et qui, s'il vous plait,
Mène la danse des saisons ?

Si ce n'est Lui :
L'Automne.

 

 

 

 

Si dans ta tête  

 

Si les mots n'avaient plus de sens
Et que le vertige, seul
Te faisait croire en un printemps
Qui tarde à arriver

Si dans ta tête
Ils, les mots
Se mettaient à aboyer

Si Elle, la muse
Vaquait cependant
A d'autres occupations

N'oublie pas ton manteau
Qui te protège contre le froid ...

 

 

 

Si tu me parles d'Alger  

 

Si tu me parles d'elle, lointaine
J'imagine une rue de marché
Des vendeurs à la criée
Des étalages de couleur
Des musiques dans tous les sens
Aussi celles des minarets
Des petits pains chauds
Du thé, du café
Des senteurs enfin
Une langue croisée
Qu'aucune autre terre ne déchiffre
Des visages graves
Ou qui font semblant
D'autres insouciants
Qui rient d'une bêtise
Qui regrettent
Mais qui regrettent seulement
Qu'Untel soit mort.

Si tu me parles d'Alger,
Passante,
Oui, j'imagine
Le corps que tu me caches ...

 

 

 

Son visage multiple  

 

Elle est une.

Ses mains sont belles,

Son visage multiple.

 

Elle abhorre tout ce que l'homme mesure,

Tout ce que l'homme compte,

Tout ce que,

- Demain -

Emportera le vent.

 

Elle est la lune qui se noie dans ton regard,

Le désert,

Qui m'a fait promettre le retour ...

 

 

 

Sourire merveilleux  

 

C'est une pépite
Que l'autre cache en son cœur.

Sois le chercheur d'or !

Et tu la verras
Affichée sur son visage,
Sourire merveilleux,
Qui brille
Qui scintille ...

 

 

 

Sur la Plage  

 

Encore sous le choc de l'hiver
Se dirige mon anatomie lourde
Vers la mer bleue.

La Plage m'attend.

Celle du soleil vorace
De ta silhouette enivrante
Des couleurs grisantes
Des rires plus hauts que de coutume.

Celle que l'on imagine déserte
En des jours gris
En des nuits noires

Mais qui ne l'est jamais !

Car habitée par ces soldats
Sur la Plage
Qui sont tombés.

 

 

 

Sur le bon chemin  

 

De cette guerre,

Je vous le dis,

Il me faudra longtemps pour me remettre !

 

Moi

Qui nous ai quelquefois crus

Sur le bon chemin !

 

 

 

Sur les rives du Tigre  

 

Les canons tonnent
Sur les rives du Tigre
Et celui-ci coule
Comme cette histoire
De chiens
Et de caravane qui passe ...

 

 

 

Sur leurs visages  

 

Ils sont quelques-uns,

Il faut l'avouer,

Qu'il a peint à son image.

 

Il est comme une chaleur

Qui les inonde.

 

Ils pensent aux oiseaux dans le froid

Et oublient quelques graines

Sur le chemin.

 

Ils se taisent

Devant l'annonce d'une guerre.

Ils ne savent plus rien dire.

 

Si tu t'en vas,

Etre cher,

Ils ne te font que ce reproche

D'être parti trop tôt.

 

Sur leurs visages

Dans la mort

Le soleil sourit ...

 

 

 

Sur son radeau  

 

Il s’éloigne du rivage

Sur son radeau

Et sur les mots,

Même si la tempête menace.

 

Il n’échoue jamais

Que sur des plages belles.

 

Mon ami,

Le poète …