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B H K N W X Y |
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Mais
de feuilles mortes
Et
si
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Mais
jamais de regard
L'automne,
tu sais,
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Memphis
Je
t’imagine A
Memphis Emportée
par le rythme Noyée
dans la foule Eblouie
par le son Entourée
de lumières Fascinée Hypnotisée. Quant
à moi Seul Je
reste chez moi Je
rêve d’être ailleurs Je
rêve d’être à Saint-Louis Ou
à Détroit. Ou
à Memphis Avec
toi.
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Mes
louis d’or
J’ignore
la rue et ses appels démesurés. Je
reste chez moi Et
je compte vos poèmes, Mes
louis d’or. Je
m’enivre de leur scintillement Et
de leur tintement léger. Et
l’on voit dans mes yeux Cette
fièvre De l’homme possédé …
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Mes
sanglots mouvement
Regarde
le transpirer Au
bout de sa trompette. Il
te raconte son histoire. Des
troupeaux d’hommes Marqués
à la fleur de lys. Les
négriers Négocient
ma couleur. Monde
nouveau Monde
hostile Dans
lequel je ne cesse De
créer Des
chants Nourris
par la misère. Mes
paroles deviennent musique Mes
gémissements mesure Mes
sanglots mouvement Mes
pleurs cadence Mes
cris harmonie. Je
les briserai Mes
chaînes Dans
la poésie Et dans le rythme.
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Mi
fa mi sol
Mi
fa mi sol A
l’orée d’un clavier. Vue
de profil La
passion, soudain Les
sourcils froncés Le
menton haut Vient
fouetter le ré. Le
buste ferme Vibre
au la Tes
doigts effleurent le do. Mais
au si Je
me noie dans ta chevelure Longue,
noir de jais. Car tu es nue.
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Mort
au silence !
Mort
au silence ! Je
l‘ai supporté trop longtemps. Je
l‘enfouirai sans regret Dans
un cimetière lointain. J‘inviterai
Mozart et quelques autres A
son enterrement. Je
ferai graver sur sa tombe Des
mots qui résonnent. Mais
un jour, quand même, J‘irai
m‘allonger Aux
cotés De
ce vieux compagnon. |