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B H K N W X Y |
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L’oiseau
blanc
Ton
cœur Pourra-t-il
contenir encore L'oiseau
blanc Lorsqu'il
déploiera ses ailes ? Sauras-tu
défier le vertige En
survolant les continents ? Sauras-tu
ne pas fondre Au
voisinage du soleil ? Sauras-tu
compter jusqu'à ... Sauras-tu
soutenir le regard D'un
reflet qui te contemple Les
bras croisés ? D’une
image Qui
te dis: Je t'attends !
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La
jungle de mes neurones
M’arrive-t-il
d’avoir la sensation De
fourmis noires Envahissant
la jungle de mes neurones Et
déteignant sur mes idées, Je
sors dans la rue. Je
la trouve Peuplée
de prédateurs Aux
mandibules venimeuses Courant
sous la pluie, De
mollusques gastéropodes S’engouffrant
la nuit venue Dans
des bars Où
se côtoient Scorpions
zélés, Pieuvres
assoiffées, Et
chauves-souris. Je
m’enfuis vers la plage Cherchant
de la compagnie. Je
la découvre fréquentée De
zorilles Aux
abdomens proéminents, D’hippocampes
borgnes, De
raies armées. Je
prends au retour Un
bus bondé De
mantes mensongères D’araignées
du continent Et
de frelons tatoués. Je
m’enferme alors chez moi. Et
j’attends que vienne frapper À
ma porte Un
humain. Un ami.
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La
lune a suivi
Les
étoiles se sont données le mot
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La
mer a déménagé
La
lune ne m'adresse plus la parole.
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La
merveilleuse colombe
La
baguette magique
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La
petite souris blanche
Le
voici qui pointe son nez,
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La
plus belle
Enfants, Il
n’existe qu’une symphonie et une seule, La
plus belle : La
vie. Et vous en êtes les notes joyeuses.
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La
pulpe
Le
mot Marie.
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La
rime, l'été
La
rime, l'été
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La
toile attend
Il
est des jours
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La
traversée sera longue
Toutes
voiles au vent
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La
vigile
Torturés
par la maladie
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La
ville
Voici
que la porte s’ouvre Et
que tu t’engouffres seul Dans
la ville Pour
échapper au vertige. Tes
rêves à vingt ans Débordent
de détails Aux
contours interdits. Va
! Et
que la foule ne t’emporte pas Vers
quelque plage Laide. Va
! Si
un jour Amer
est le goût Que
tu trouves parmi les autres À
la pâture. L’horizon Bras
ouverts Ne
demande qu’à t’accueillir. Il
te guidera vers des faubourgs Peuplés
de vierges Saisons. Va
! Elles
attendent : La
sœur, La
muse. Mais
l’autre peut-être aussi : La mort.
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La
ville est à refaire
La
ville est à refaire,
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L'autre
Mais
devine
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Le
blues est ravageur
(Aux
petits-enfants du blues) La
ville brûle au loin
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Le
jour du premier mot
Le
jour
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Le
noir de ton encre Au
poète autiste
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Le
reste ne m'appartient pas
Je
ne te décrirai que son regard
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Le
silence se mesure
Le
silence se mesure, Non
pas comme le vin, en hectolitres Ni
comme on évalue la distance à l’horizon. On
l’estime Dans
les regards, quand ils se vident On
l’évalue Dans les cœurs, quand ils se taisent …
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Le
silence, un jour
Ecoute-le
battre, ce cœur. Pour
toi, surtout, Ne
fait-il pas gronder l'écho ? Il
me promet pourtant Un
jour Le
silence. Noyons-nous
d'ici là, Veux-tu,
Dans
le vin quand il rit, Dans
la musique quand elle rouspète, Dans
les bruits, Tous
les autres, De
la vie : Dans
la clameur de la foule, Dans
le gazouillis des oiseaux, Dans
le clapotis des vagues, Et
en automne, Dans
les hurlements du vent. Mais
non, pas dans le cliquetis des armes... Non, pas dans le fracas des canons...
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Le
vent se donne
De
sifflements
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Le
vieil arbre déraciné
A
Bessie Smith, Big Joe Turner, T-Bone Walker, Muddy Waders, Brownie
McGhee, John Lee Hooker, Leadbelly et tous ceux que j'oublie.
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Le
voici venu
Le
voici venu Et
déjà, il embrase la forêt. Et
si l’Ethiopie avait connu l’automne Mozart
aurait été éthiopien. Et
toi, Sais-tu
qu’un jour Tu seras dans l’automne de ta vie ?
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Les
avaleurs de feu
Je
vous veux près de moi Le
jour où mon cœur vaillant Battra
la retraite. Je
nous veux formant un cortège, La
cymbale devant, Les
fous, Les
chevaux, Les
avaleurs de feu, Et
tout le reste. Je
me veux, ce jour là, Allongé
Et
vous, Respectueux
de mon sommeil. Je
me veux paisible Et
vous joyeux. Et
je vous veux crier Aux
passants qui s'arrêtent : Il
est mort ! Monsieur Personne !
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Les
failles, la veine, le filon
La
terre les accouche le soir Noirs
si ce n’est Les
yeux brillants. J’ai
vu les visages raconter : Les
failles, la veine, le filon. J’ai
vu le regard raconter le grisou. Et
elles attendent. Les
belles Qu’on
a promises. Et quelquefois elles attendent longtemps.
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Les
merveilleux petits points roux
Le
printemps s'est mis au balcon
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Les
nuits de décembre
La
solitude, Ô
misère, Je
vous en fais cadeau. Les
nuits de décembre Si
vous saviez De
quel bois Elles
se chauffent ! Mon
cœur ne bat plus Qu’au
rythme de l’hiver. Sous
mon porche Dans
le noir Je
tends le bras À
la recherche vaine de ton corps. Dans
ma pipe Je
souhaite tant Brûler
ce souvenir De
la dernière guerre : Un
soldat jeune Gisant
Dans
les tranchées enneigées La
main accrochée À
la photographie d’une femme Au regard tendre.
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Les
projets frileux de demain
Vivre
dans l'exil Les
déboires d'une journée Vide
de rêve Harcelé
par le fantôme du passé Et
les projets frileux de demain Toujours
demain Toujours
peut être. Respirer
dans l'exil L'air
même serein D'une
ville Habitée
de formes diffuses De
lumières anonymes Et
un quartier Un
seul Que
je connais bien Celui
de ma solitude. Aimer
dans l'exil Une
fleur de jasmin Des
rires d'enfants Un
regard de femme Et
je plonge dans l'océan De
l'oubli Un
instant Rien
qu'un instant. Mourir
dans l'exil Au
bout de l'espoir D'un
retour Même
sans gloire Mais
l'idée D'un exil qui continue.
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Les
voix enflaient
Dans
le vacuum opaque du café Les
voix enflaient Enflaient Enflaient. Et
je fixais une idée dans l'air : Celle de te serrer dans mes bras ...
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Lourd
de fruits de miel
Venu
du nord
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Lui, choisit son verbe Quand
l'un d'eux s'exprime |