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B H K N W X Y |
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Jadis
Jadis Je
plongeais dans son univers, Inlassablement Je
sentais battre son cœur Dans
ses mots brûlants. Je
n’avais que quinze ans. A
cette étape Où
la fièvre nous empoigne Quand
elle daigne, La
passion, Une
fille à l’école, Nous
gratifier d’un regard Ô
combien éblouissant ! Ne
le voilà-t-il pas, Aujourd’hui
ressuscitant, Qu’il
me dérobe ma plume Et
qu’il rit de moi ! Ces
écrits sont-ils miens ? Cette
douleur D’Eve
qui enfante Serait-elle
sienne ? Ou
alors Lui, Moi, Ne
serions-nous qu’un seul ?
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J'ai
attendu
Pour
que la feuille prenne son envol,
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J'avoue
que
J'avoue
que
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Je
bois à ta santé, Ami !
Son
goût me va droit au cœur, Ce
vin que tu m'as interdit. Il
se mélange à mon sang comme un frère. Ils
irriguent ma tête et mes rêves De
joie Et
de folie. Je
bois à ta santé, Ami ! Et
je te sais pardonner. N'es-tu
pas Aussi Le
vin que je bois ?
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Je
crois t'avoir tout dit
Je
crois t'avoir tout dit
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Je
dormais déjà
Eh
non, je n'ai jamais haï ma muse,
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Je
l'ai imaginée immortelle
Je
flânais solitaire
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Je
l'ai vue déployer ses ailes
Je
l'ai vue déployer ses ailes,
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Je
les ai vus gris
Ils
sont quelques fois bleus À
hurler à la mer, Verts
Quand
je m'égare, Libre,
Dans
des plaines immenses. Certains
jours Ils
sont brillants, Aux
reflets si noirs Que
la nuit en devient pâle Et
brusquement clairs Aux
éclats bruns De
la forêt en automne. Je
les ai vus gris, Clairsemés
de paillettes dorées, D’autres
fois Remplis
de nuances imaginaires. Toujours
je les aime. Sauf
Rougis
par les pleurs ...
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Je
sais choisir
Entre
une pipe d’opium Qui
atténue la douleur Et
un journal, Un
quotidien, Qui
m’annonce la guerre Je sais choisir.
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Je
t’écris en cette saison
A
Timothée
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Je
te donne
Il
m'arrive,
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Je
vais dans mon désert
Si
un jour, le printemps
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Je
veux Tout
Ce
défaut immense est le mien,
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Je
vous écrirai demain
Je
vous écrirai demain Ou
après-demain, Car
aujourd'hui est hier. Je
vous écrirai Quand,
preux chevalier, J'aurais
vaincu, L'horloge, Et
son tic-tac.
Sur
un parchemin sans fin Je
vous raconterai En
détail, Le
combat. Puis
je vous inviterai à me rendre visite En
ma terre sans horizon. Marie, Vous
ne direz pas non ?
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Je
vous le dis
Je
vous le dis
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Je
vous sais ici
Excusez
cette vague de fièvre En
cet hiver froid. D'un
froid qui transperce le cœur. Je
vous sais ici, Ne
détournez pas la tête. Regardez-moi: Suis-je
fou ?
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J'imagine
l'enfant
Aujourd'hui,
en ce moment même |