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B H K N W X Y |
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Il
a fallu seulement
A Majnoun, poète anonyme. A
Leyla. Dans
mille ans encore On
se demandera Quel
stratagème magnifique Quel
instrument génial Quel
outil sublime T’ont
permis de bâtir ce poème. Et
tu sais : Il
a fallu seulement Qu’elle
soit là …
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Il
faut et il faut
Il
faut avoir vu des coquelicots
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Il
ignore les lunes éternelles
Elle
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Il
ne vient jamais qu'en ami
Il
faut
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Il
pourrait changer d’avis
La
tempête dérange le printemps.
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Il
réclame ta voix
Aussitôt
le mot mis au monde
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Il
s'est habillé de rose
Il
s'est habillé de rose Vers
le coucher du soleil. De
ce rose Dont
il a barbouillé les flamands. Il
a ravagé la terre d'autres couleurs: De
celles que tu n'aurais jamais pensées. Il
a dit Dans
un geste doux: Je
te donne ! Et
la musique fut. Il
m’a murmuré quelques paraboles. Mais
où était-il l'autre jour ? Alors
que la douleur me transperçait ?
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Il
vivra avec vous
La
vie commence là où tu lis Ou
alors mon poème repose. Le
savent-ils Ceux
qui passent, Ceux
qui vont vite, Ceux
qui ne s’arrêtent jamais ? Et
si je vous disais que je vous ai attendu ? Et
si je vous disais : Vivez
! Il vivra avec vous !
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Il
y a comme un bruit
Merci
pour la pluie de mots Qui
ruisselle sur son corps nu De
femme belle. Et
quand c’est le silence Il
y a comme un bruit Qui
assourdit l’air : Celui
de vos cœurs qui battent.
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Il
y avait les saisons
Je
m’avoue vaincu. Je
vous rends Les
battements de mon cœur, Ma
folie, Le
souffle Que
vous m’avez prêté. Pardonnez-moi
d’avoir flâné, Mais
la tentation ! Il
y avait cette musique Et
ce corps si beau, Le
votre, Que
vous m’avez offert. Il
y avait les saisons Quand
elles se déchaînent. Il
y avait des guerres. Pourquoi
ne pas me les avoir épargnées ? Et
je n’avais que vous, Pour compagnie …
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Ils
inventent des voyages
A
Blaise Vous
souvenez-vous ? Frère
de ceux qui voudraient un jour Accrocher
la lune Au
ciel dédaigneux. Ceux
qui deviennent. Les
yeux hagards L'oreille
parfois Portée
disparue. Ceux
qui partent. Mais
les hirondelles reviennent. Ils
inventent des voyages Qui
commencent dans la brume. Sans
le sou, Leurs
âmes ne périssent jamais. Vois
! Quand
le masque s'écroule Sous
la folie. Et
s'ils cèdent à la colère Alors,
le rêve haut Le
verbe sans haine ...
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Ils
sont rieurs
Ma
nuit pleine à craquer.
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Immense
comme le ciel bleu
A
Pablo Neruda C’est
comme s’il n’en était rien. Pourtant. Je
l’ai gueulé dans la rue Je
l’ai écrit sur les murs Je
l’ai rêvé dans mes poèmes J'en
ai fait un tableau Tout
blanc Immense
comme le ciel bleu Je
l’ai fredonné en m’accompagnant de ma guitare Je
l’ai psalmodié dans mes prières Je
l’ai fait traduire en votre langue Je
l’ai dit dans des interviews A
ces messieurs Les
journalistes Mon
amour de la paix ! Mon
amour de la liberté ! |