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Ebloui par une lampe  

 

La folie s'installe.

Elle profane mes rêves nés en Orient.

Elle ternit ceux de l'enfant
Ebloui par une lampe
Et un génie.

 

 

 

Elle se faufile dans tes rêves  

 

Elle se faufile dans tes rêves, inattendue.
J'ignore par quel miracle
Le ciel alors, en un rien de temps, se dégage.
Tu cueilles son sourire
De la bouche
Tu te baignes paisiblement dans sa lumière
Et, doucement,
Tu t'y noies.

La lune,
Pourquoi ne me regarde-t-elle jamais ?

 

 

 

En une autre saison  

 

L'automne arrive souvent
À l'improviste,

En une autre saison.

Peut-être en cet hiver qui vient ?

 

 

 

Enfoui dans un cœur  

 

Envole-toi voyageur
Et prends soin
De la ci-jointe dépêche.
Tu trouveras l'Ami
Quelque part
Enfoui dans un cœur.

Raconte-lui mes joies, mes pleurs
Et le chemin long qui nous sépare.

Raconte-lui comment
Au départ
Poète maladroit
Je me prépare ...

 

 

 

Es-Saguia (I)  

 

Es-Saguia

De service au bar

Sait-elle que j'aime

Quand son regard

Sur moi

S'attarde ?

 

 

 

Es-Saguia (II)  

 

Quand je pousse la porte de la taverne
Que je crie Shalom ! à la ronde

Quand elle me répond d'un petit signe de la main,
Es-Saguia,
Sait-elle que j'aime ?

 

 

 

Et cette encre sèche  

 

Et si je te dis : elle n’est plus

S’il te plait, ne dis rien.

 

Imagine la lune

A jamais

Qui s’éteint

A l’ombre d’un soleil,

La fièvre au bout de mes dix doigts.

 

Et cette encre sèche

Bien malgré moi.

 

 

 

Et ils ne sont que trois  

 

Pitié pour les points
A l'inachevé
A jamais qui te suspendent !

De désespoir
Qui tendent la main
Vers l'Eternel !

Et ils ne sont que trois :
Comme toi, moi,
Et Elle ...

 

 

 

Et je n'oublierai non plus  

 

Peu importe le près
Dans lequel tu es née,

Peu importe
En quelles notes joyeuses
Tu t'exprimes,

Peu importe
En quel Désert tu crois,

La couleur de ta peau toujours belle,
Ton regard toujours aussi tendre,
L'odeur de ton sein
Que j'ai adoptée,

Et ta voix,

Je ne saurais oublier.

Et je n'oublierai non plus
La douceur de ta main
Le jour

Où tu viendras me chercher …

 

 

 

Et je te sais attentive  

 

De quel instrument
Es-tu équipée
Toi, qui compose ?

Ces mots sont les tiens.
Par quel miracle
Sortent-ils de ma bouche ?

Et je te sais attentive
À la cadence ...

 

 

Et la nature salue  

 

Et l'horizon annonce:

Sa majesté le soleil !

 

Et la nature salue

Et les oiseaux gazouillent déjà.

 

Il n'apparaît encore

Que quelque clarté

 

Mais tous attendent:

Hommes, femmes, enfants

Chiens, chats.

 

Puis il passe

Enveloppé d'un manteau de lumière

Le menton haut

Le regard noble.

 

Et ils forment une haie,

Le chapeau bas.

 

Puis sur son trône,

Tout le firmament,

Il s'installe et ordonne:

Ouvrez la danse !

 

 

 

Et la terre  

 

L'un
Derrière le mur de son rire
Le désert,
Un deuxième, le nez haut
Et qui ignore tout
Un autre
Qui bricole
Un autre encore
Qui attend.

Et moi
Qui rêve.

Et la terre
Qui tourne ...

 

 

  

Et si c'était lui ?  

 

Mauvais garnement !
La vieille dame
Bousculée
Déconcertée
Désarçonnée
Ainsi s'exclame.

Mais déjà loin
Est l'enfant aux cheveux roux.

Et si c'était lui,
L'Automne ?

 

 

 

Eternel  

 

L'Automne te ressemble en cela,
Qu'il est, sans nul doute,
Eternel.

D'Automne, je t'implore,
Remplis nos cœurs,
Remplis nos vies.