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B H K N W X Y |
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Dans
son cœur
L'orient
cache sa lune
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De
ce pain
Il
faut manger encore plus De
ce pain Et
n'avoir pas peur de parler En
mangeant ! Elle
est la Vie Qui
t'a foudroyé. Il
faut rire haut Et
rêver quelques fois. Et
quand elle vous dit Non Il vous faut savoir vous en aller ...
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De
rencontres fortuites
De
mes voyages
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De
vive voix
Je
vais de ce pas
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Demain
quand j’en aurai l’âge
Demain Quand
j’en aurai l’âge J’irai
dans les faubourgs Chercher
des mots Qui
font le trottoir. J’en
ferai un poème Qui
palpite du cœur. Je
l’offrirai à Sarah Une
fille Bien
que belle Choisie
par le destin Pour
le bonheur payant Des
hommes. Et
elle est mère aussi. Le
regard du petit Lourd De
questions sans espoir. Je
le lui lirai. Je
le lui déclamerai Si
d’aucuns le permettent. Elle
s’en souviendra J’espère Face
à ces mendiants Qui
désirent Un
instant Oublier la mort.
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Des
cœurs gravés
Sur
des troncs d'arbres
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Des
murs bleus
Tu
habiteras un château de couleurs Construit Le
temps de quelque rêve fébrile. Des
murs bleus Pour
te rappeler Que
nous vivrons un jour Au
bord de la mer. Autour, Le
blé de vastes plaines D’un
jaune Venu
à pied Du
fond de l’Afrique. Ainsi
d’ailleurs l’ébène de ta peau. A
l’horizon quand même Le
vert d’un platane rebelle. Et
jamais de gris Hormis
celui de petits nuages Qui
passent Sans dire bonjour.
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Dormez
frères !
Le
monde se porte bien. Tout
le monde a de quoi manger. Personne
ne fait plus la guerre. Personne
n'a plus peur. Nous n'avons plus besoin de prier.
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Du
poète Mohamed Dib
Du
noir de la tête aux pieds
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Du
temps de l'enchanteur
C'était
si bien |