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B H K N W X Y |
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Ce
jour de tentation
Vois
cette forme généreuse.
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Ce
monsieur honnête
Le
doute Ce
monsieur honnête En
sortant de chez moi Me
prend tous les matins Gentiment
par le bras Et
m’entraîne Vers
le bistrot du coin. Je
lui raconte ma vie Ma
famille Mes
amours Mes
passe-temps. Il
me regarde ébloui. D’autres
jours Je
lui raconte la lune Pleine Ronde
et lointaine Et
les monts qui s’y profilent Et
les nuages de passage Et
les étoiles qui brillent Et
le port qui s’endort Et
les rêves fous Dont
ma tête Doucement
se remplit. Il me regarde surpris.
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Ce
que l'hiver bafouille
Il
se perd en palabres
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Ce
que tu racontes
Nous
avions rendez-vous. La
voici Assise
en face de moi, La
muse, La
vie. Oser
lui dire maintenant: Ce
que tu racontes, C'est
bien. Mais
il y a plus grave: Je te veux.
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Ce
soir austère
Pour
cause d'hiver
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Celui
à tes pieds
Si
tu crois Muse, Que
je laisserai un jour Un
quelconque juge -
Soit-il mon lecteur - Imposer
à mon cœur Une
cadence, Si
tu crois Muse, Qu’une
fois La
loi, -
Serait-elle la rime - Me
fera oublier, C’est
que tu méconnais Muse, Le
poète, Celui à tes pieds …
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C'est
de moi
Dites-lui
que j'ai peur de le lire,
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C'est
elle qui ordonne
A
la feuille morte
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C'est
la rentrée
L'arbre,
par respect, se découvre
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C'est
ma chambre
Comme
en plein jour
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C'est
MON soleil
Elle
s'engage contre la nuit
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Cet
automne
Cet
automne Je
demanderais à être payé D’une
liasse de feuilles mortes. Cet
automne Finie
la faim Finie
la peur Finie
la guerre : Mon
platane Connaîtra
d’autres couleurs. Cet
automne Marie Ce
sera le printemps De
notre vie. Cet
automne À
chaque fois qu’il voudra partir On le retiendra encore quelques jours, n’est-ce pas ?
Ca
amuse tant les enfants De jouer dans les flaques d’eau …
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C'était
à Madrid
Maudits
soient les sabres étincelants
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C'était
la saison
Je
regardais distraitement par la fenêtre. Je
l'ai vue. C'était
elle ! Elle
est entrée chez le fleuriste. Je
suis sorti en courant. J'ai
appelé l'ascenseur. Je
ne l'ai pas attendu. J'ai
dégringolé l'escalier. J'ai
traversé la rue en trombe. Je
me suis engouffré chez le fleuriste. Elle
n'était plus là. Je
suis ressorti Avec
un bouquet de chrysanthèmes. C'était la saison...
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Cette
page de mon journal
Je
vous dédie, Isabelle, Cette
page de mon journal. Je
suis sorti cueillir aujourd'hui dans le ciel Quelques
miettes de soleil. Mais
dans la rue, d'affreuses nouvelles Et
un nuage noir Se
sont précipités sur mon cœur. Morts
sont, ce jour même, quelques enfants Quelques
vieillards Et
bien d'autres innocents. De
retour chez moi J'ai
cogné violemment sur la table Pour
L'appeler à moi Et
lui demander à quel jeu Il joue. Et
Il m'a répondu De
cette voix que tu connais: N'est-ce
pas Moi En
ce moment même Avec
ta plume Qui écrit ?
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Cher
océan
Je
vous confie ma lettre, Cher
océan. Peut-être
rencontrera-t-elle Au
cours du voyage Ma
muse, Ou
d’autre âme paisible. Que
le diable s’en éloigne, La
mort, Et
tous ceux qui m’ennuient (Jamais
je ne suis indifférent). Qu’elle
vogue vers l’éternel, Le
rivage lointain, Qu’elle
grimpe souvent Tout
en haut des vagues Et
retombe dans les creux. Qu’elle
arrive à bon port. Peut-être cet automne ?
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Chevauchant un nuage blanc Croyiez-vous
camarades
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Combien
de temps
Mon
âme s'est envolée
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Comme
elle
Sur
le rivage
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Comme
ta poésie
C'est
le combat des feuilles,
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Comme
vous
Dans
le désert
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Condamné
au silence
Tous
les jours, Elle
et moi, Dans
ce château vaste, Nous
mourrons un peu. Elle
est le fantôme blanc qui le hante, Ma
liberté. J’en
suis le seigneur, Condamné
au silence Pour
avoir une fois À
voix haute -
Ô, il y a longtemps - Rêvé. La
nuit venue, Dans
ma cellule, J’ouvre
la baie Immense, Sur
le visage beau De
la lune Qui
me sourit. Et je m’évanouis. |